Lecture La Sla pour les nuls
Lorsque des symptômes neuromusculaires apparaissent, il est normal de s’inquiéter et d’imaginer le pire. Avant de penser à la SLA, il faut garder en tête qu’une grande variété de pathologies peuvent provoquer des signes très similaires.

Avec l’aide du docteur Jean-François Virolés, j’ai établi une liste de maladies qui peuvent « imiter » la SLA, soit par la faiblesse musculaire, les fasciculations, la fatigue neuromusculaire ou certains troubles moteurs.

Voici les plus fréquentes :

Intoxication aux métaux lourds
Certains métaux comme le mercure, le plomb ou l’arsenic peuvent provoquer des atteintes neurologiques importantes. L’exposition peut être professionnelle ou environnementale. Des examens sanguins ou urinaires permettent de vérifier.

Maladie de Lyme sous forme neurologique (neuroboréliose)
Lorsqu’elle touche le système nerveux, la maladie de Lyme peut entraîner des douleurs, une faiblesse musculaire, des troubles sensitifs ou moteurs qui se rapprochent parfois de la SLA.

Syndrome de Guillain-Barré
Il s’agit d’une maladie auto-immune provoquant une paralysie ascendante progressive. Le début est souvent brutal, ce qui le distingue généralement de la SLA, mais certains tableaux atypiques peuvent prêter à confusion.

Neuropathies motrices
Différentes neuropathies (dont la neuropathie motrice multifocale) peuvent entraîner une faiblesse asymétrique, des crampes et des fasciculations. Elles sont souvent d’origine auto-immune et peuvent parfois être traitées.

Myasthénies
La myasthénie provoque une fatigabilité importante des muscles, avec des symptômes fluctuants. Dans certains cas, cela peut ressembler à une atteinte motrice plus grave.

Syndrome post-poliomyélitique
Chez les personnes ayant eu la poliomyélite, une faiblesse musculaire progressive peut réapparaître des années plus tard, parfois confondue avec une maladie du motoneurone.

Syndrome crampes-fasciculations
Trouble bénin mais impressionnant, il combine crampes, spasmes et fasciculations parfois très fréquentes. Il ne provoque pas de paralysie progressive.

Syndromes paranéoplasiques
Certaines tumeurs peuvent provoquer, à distance, des atteintes neurologiques qui miment des maladies du motoneurone. Les signes associés peuvent aider au diagnostic.

Syndrome de Gougerot-Sjögren

Cette maladie auto-immune peut entraîner des neuropathies sensitives ou motrices. Les symptômes peuvent être trompeurs.

Certain troubles endocriniens
L’hyperthyroïdie, l’hypothyroïdie ou d’autres dysfonctionnements hormonaux peuvent provoquer faiblesse musculaire et fatigabilité.

Infections par certains rétrovirus
Certaines infections virales peuvent provoquer des atteintes neurologiques proches des maladies du motoneurone.

Certaines maladies métaboliques
Elles sont rares mais peuvent entraîner une dégradation progressive de la force musculaire.

Maladies génétiques (dont maladie de Kennedy et amyotrophie spinale)
Certaines affectent le motoneurone mais évoluent différemment de la SLA. Les tests génétiques permettent en général de trancher.

Myosite à inclusions
Myopathie inflammatoire touchant surtout les membres. L’évolution lente et l’atteinte sélective de certains muscles peuvent prêter à confusion.

Certaines compressions médullaires
Une compression de la moelle épinière peut entraîner faiblesse, maladresse, fatigabilité et réflexes anormaux.

Avec toutes les maladies rares existantes, il en existe probablement d’autres.
Mais les pathologies listées ci-dessus sont les causes les plus fréquemment rencontrées lorsqu’on cherche à comprendre des symptômes proches de ceux de la SLA.

DIAGNOSTICS DIFFÉRENTIELS

Lorsque des symptômes neuromusculaires apparaissent, il est normal de s’inquiéter et d’imaginer le pire. Avant de penser à la SLA, il faut garder en tête qu’une grande variété de pathologies peuvent provoquer des signes très similaires.
Avec l’aide du docteur Jean-François Virolés, j’ai établi une liste de maladies qui peuvent « imiter » la SLA, soit par la faiblesse musculaire, les fasciculations, la fatigue neuromusculaire ou certains troubles moteurs.

Voici les plus fréquentes :

Intoxication aux métaux lourds
Certains métaux comme le mercure, le plomb ou l’arsenic peuvent provoquer des atteintes neurologiques importantes. L’exposition peut être professionnelle ou environnementale. Des examens sanguins ou urinaires permettent de vérifier.

Maladie de Lyme sous forme neurologique (neuroboréliose)

Lorsqu’elle touche le système nerveux, la maladie de Lyme peut entraîner des douleurs, une faiblesse musculaire, des troubles sensitifs ou moteurs qui se rapprochent parfois de la SLA.

Syndrome de Guillain-Barré
Il s’agit d’une maladie auto-immune provoquant une paralysie ascendante progressive. Le début est souvent brutal, ce qui le distingue généralement de la SLA, mais certains tableaux atypiques peuvent prêter à confusion.

Neuropathies motrices
Différentes neuropathies (dont la neuropathie motrice multifocale) peuvent entraîner une faiblesse asymétrique, des crampes et des fasciculations. Elles sont souvent d’origine auto-immune et peuvent parfois être traitées.

Myasthénies
La myasthénie provoque une fatigabilité importante des muscles, avec des symptômes fluctuants. Dans certains cas, cela peut ressembler à une atteinte motrice plus grave.

Syndrome post-poliomyélitique
Chez les personnes ayant eu la poliomyélite, une faiblesse musculaire progressive peut réapparaître des années plus tard, parfois confondue avec une maladie du motoneurone.

Syndrome crampes-fasciculations
Trouble bénin mais impressionnant, il combine crampes, spasmes et fasciculations parfois très fréquentes. Il ne provoque pas de paralysie progressive.

Syndromes paranéoplasiques
Certaines tumeurs peuvent provoquer, à distance, des atteintes neurologiques qui miment des maladies du motoneurone. Les signes associés peuvent aider au diagnostic.

Syndrome de Gougerot-Sjögren
Cette maladie auto-immune peut entraîner des neuropathies sensitives ou motrices. Les symptômes peuvent être trompeurs.

Certain troubles endocriniens
L’hyperthyroïdie, l’hypothyroïdie ou d’autres dysfonctionnements hormonaux peuvent provoquer faiblesse musculaire et fatigabilité.

Infections par certains rétrovirus
Certaines infections virales peuvent provoquer des atteintes neurologiques proches des maladies du motoneurone.

Certaines maladies métaboliques
Elles sont rares mais peuvent entraîner une dégradation progressive de la force musculaire.

Maladies génétiques (dont maladie de Kennedy et amyotrophie spinale)
Certaines affectent le motoneurone mais évoluent différemment de la SLA. Les tests génétiques permettent en général de trancher.

Myosite à inclusions
Myopathie inflammatoire touchant surtout les membres. L’évolution lente et l’atteinte sélective de certains muscles peuvent prêter à confusion.

Certaines compressions médullaires
Une compression de la moelle épinière peut entraîner faiblesse, maladresse, fatigabilité et réflexes anormaux.

Avec toutes les maladies rares existantes, il en existe probablement d’autres.
Mais les pathologies listées ci-dessus sont les causes les plus fréquemment rencontrées lorsqu’on cherche à comprendre des symptômes proches de ceux de la SLA.