Lecture La Sla pour les nuls
Vous ne guérirez pas en lisant ceci. Cela va de soi.

Ce que je vous propose, c’est de guérir autant que possible.

Puisque nous ne pouvons pas guérir notre corps, alors concentrons-nous sur tout le reste.

L’annonce de la maladie, la dégradation physique, la manière dont les autres nous regardent… tout cela finit par peser lourd. On voit la tristesse, l’inquiétude, parfois l’impuissance dans les yeux de ceux que l’on aime. Notre moral, déjà fragilisé, s’enfonce encore davantage. L’horizon se rétrécit, la dépression pointe le bout de son nez. Rien d’illogique : les raisons sont bien réelles.

Nous ne pouvons pas guérir la SLA, mais nous savons soigner l’esprit. Et cela fonctionne. Cela a déjà permis à des personnes plongées dans des situations encore plus complexes que les nôtres de retrouver une stabilité, une paix, parfois même une joie sincère. La seule condition est d’accepter d’être accompagné, de demander de l’aide.

Vous le savez, je suis réticent aux traitements chimiques au long cours. Dans l’article Stress, angoisses et insomnies, j’ai déjà évoqué d’autres formes de soutien, plus douces, plus adaptées.

Servez-vous-en.
Offrez-vous la possibilité de guérir là où c’est encore possible.